Cliché n°26

"C'est normal que tu ne veuilles pas d'enfants, tu as tes études".

Rien à voir, puisqu'il y a des étudiants et étudiantes qui font des enfants (cela ne doit pas être facile pour travailler, certes), et je ne vais certainement pas, une fois "libérée" des études, aller m'enquiquiner à faire un enfant ! Pour certaines personnes ce serait une joie, et bien pas pour moi. En plus, j'aime mes études qui s'annoncent longues... c'est pas demain la veille que je vais faire un enfant !

# Posté le lundi 23 juillet 2007 15:49

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:31

Cliché n°27

"Tu ne vas pas t'ennuyer sans enfants ?"

J'espère bien que non ! Il y a des tas de choses à faire dans la vie : se cultiver, profiter de ses amis, s'amuser (pas forcément en suivant le cliché "personne célibataire sans enfant" qui sort en boite toutes les nuits et se couche bourrée à 7 heures du matin... comme si on ne pouvait pas s'amuser de manière constructive ET sans enfants !), voyager, se consacrer à des passions... ou juste rêvasser, profiter du silence...

"Mais tu ne trouves pas ça triste, une maison sans enfants ?"

Non. Une maison sans enfants n'est pas forcément une maison lugubre et sans vie !

# Posté le samedi 28 juillet 2007 17:23

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:32

Cliché n°28

"De toute manière, tu ne peux pas comprendre, puisque tu n'as pas encore d'enfants..."

Je n'ai peut-être pas d'enfants, mais je peux imaginer aisément ce que c'est que de dormir trois heures par nuit entre deux biberons, ce que c'est que de crier face à un enfant têtu qui refuse d'écouter, ce que c'est que d'attendre avec angoisse qu'un adolescent soit rentré à une heure tardive... J'ai des parents, et je connais des parents. Et des enfants.

Je trouve de toute manière cette phrase d'une arrogance incroyable : à croire que les parents détiendraient le monopole de l'amour, qu'eux seuls pourraient "comprendre" ce que c'est de s'inquiéter pour quelqu'un qu'on aime, ou tout simplement d'aimer quelqu'un... Nous sommes imprégnés du mythe de l'amour parental (mais le plus souvent on nous parle du sacro-saint amour maternel), qui serait soi-disant absolu, infini, d'une puissance surpassant toute autre forme d'amour. Franchement, je doute que les choses soient aussi simplistes... Mais cela rassure sans doute certains parents de se convaincre qu'ils aiment forcément leurs enfants ainsi... voire qu'ils les aiment tout court.

# Posté le samedi 28 juillet 2007 17:32

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:32

Cliché n°29

"Et l'instinct maternel ? Et l'horloge biologique? Et les hormones ? Et l'appel du ventre ?" etc...

Conneries pseudo-scientifiques inventées *- entre autres - pour culpabiliser celles qui ne rentrent pas dans le moule... Le désir d'enfant, l'amour pour les enfants ne sont pas partagés par toutes les femmes, il n'y a donc rien de naturel ou d'instinctif là dedans... Je parlerais plutôt de normes, de conditionnement, de pression sociale (suivez mon regard !).

Dans un sens, c'est mieux que l'amour maternel ne soit pas "naturel" : quand une mère aime son enfant, ce n'est pas à cause d'un prétendu instinct qui la dominerait, mais bien parce qu'elle a choisi, accepté d'être mère. C'est un amour "en plus" comme le dit le titre d'un livre d'Elisabeth Badinter... Et c'est la même chose pour un père, bien sûr (on oublie souvent les pères, comme s'ils étaient incapables d'attachement pour leurs enfants ! Mais aucune loi absolue ne dit qu'une mère doit aimer plus ses enfants qu'un père...).

* Certes, les hormones existent bel et bien, mais poussent-elles vraiment à faire des enfants ? J'en doute !

# Posté le samedi 28 juillet 2007 17:40

Modifié le mardi 22 juillet 2008 15:34

Un livre : "L'amour en plus" d'Elisabeth Badinter

Un livre : "L'amour en plus" d'Elisabeth Badinter
Mot de l'éditeur
L'amour maternel est-il un instinct qui procéderait d'une " nature féminine ", ou bien relève-t-il largement d'un comportement social, variable selon les époques et les m½urs ? Tel est l'enjeu du débat qu'étudie Elisabeth Badinter, au fil d'une très précise enquête historique menée avec lucidité mais non sans passion.
L'amour en plus, un livre passionnant, dérangeant.

Voir ici...

Vous vous en doutez, Elisabeth Badinter conclut que l'instinct maternel n'est qu'un... mythe ! Ouf, ça fait du bien.

# Posté le samedi 28 juillet 2007 19:29

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 08:46